LA RÉSURRECTION DE JÉSUS
LA RÉSURRECTION DE JÉSUS
Deux jeunes gens brillants, Gilbert West et Lord Lyttleton, se rendirent à Oxford. C’étaient les amis du Dr. Johnson et d’Alexander Pope, en vogue dans la société. Ils étaient résolus à s’attaquer à la base même de la foi chrétienne. Ainsi, Lyttleton entreprit de prouver que Saul de Tarse ne s’était jamais converti au christianisme et West que Jésus n’était jamais sorti de la tombe.
Quelque temps après, il se retrouvèrent pour discuter de leurs découvertes. Tous deux étaient penauds. Car chacun de son côté en était arrivé aux mêmes conclusions troublantes. Lyttleton avait découvert que Saul de Tarse était réellement devenu un nouvel
homme du fait de sa conversion au christianisme et West que les preuves parlaient indubitablement en faveur du fait que Jésus
était bien ressuscité d’entre les morts. On peut encore trouver son livre dans une grande bibliothèque. Il a pour titre Observations on
the History and Evidences of the Resurrection of Jesus-Christ. Il fut publié en 1747. Sur le rabat, il fit imprimer une citation d’Ecclésiastique 11 : 7, que tout agnostique moderne ferait bien d’adopter : « Ne blâme pas avant d’avoir examiné. » (Green, MA, 55-56). La preuve indique de manière irréfutable que Jésus ressuscita le troisième jour. Telle fut la conclusion à laquelle parvint l’ancien ministre de la justice d’Angleterre, Lord Darling. Au
cours d’un dîner privé, la conversation s’orienta sur la vérité du christianisme et, plus particulièrement, sur un certain livre traitant de la résurrection. Appuyant le bout de ses doigts les uns contre les autres, dans une attitude judiciaire, et s’exprimant avec une emphase extraordinairement impressionnante, il déclara : « À nous, les chrétiens, il est demandé de tenir beaucoup de choses par fidéicommis, par exemple, les enseignements et les miracles
de Jésus. Si nous devions tous les garder en dépôt, pour ma part, je serais sceptique. Le nœud du problème : Jésus fut-il ou ne fut-il
pas ce qu’il déclara être, doit certainement dépendre de la vérité ou non de la résurrection.
Sur ce point capital, il ne nous est pas seulement demandé d’avoir la foi. En faveur de cette vérité vivante, il existe tant de preuves extraordinaires, positives et négatives, factuelles et circonstancielles, qu’aucun jury intelligent au monde ne se hasarderait à prononcer un verdict déclarant que le récit de la résurrection n’est pas vrai » (Green, MA, 53-54).